La mise en place de cours en français destinés à la formation d’enseignants en milieu scolaire répond à un besoin fondamental : garantir un accès équitable à une pédagogie de qualité dans une langue maîtrisée par les formateurs et les apprenants.
Les échecs, en tant qu’outil éducatif reconnu, favorisent le développement de nombreuses compétences essentielles chez l’enfant : concentration, logique, esprit critique, mémoire, autonomie, et capacité de prise de décision. Ils s’intègrent parfaitement dans les programmes scolaires, en complément des apprentissages classiques, et participent au renforcement de l’éducation de base.
Dans ce contexte, l’intérêt pour la langue française ne cesse de croître. Le français constitue, dans de nombreux pays, notamment en Afrique, la langue d’enseignement, d’administration et de communication intercommunautaire.
Proposer des formations en français permet donc d’assurer une meilleure accessibilité aux contenus pédagogiques, une appropriation plus rapide des outils de formation, et une montée en compétence durable des enseignants. De plus, la langue française véhicule des valeurs de coopération, de solidarité et de transmission du savoir qui s’inscrivent pleinement dans les objectifs éducatifs poursuivis par les structures engagées dans le développement des échecs.
L’Association Internationale des Échecs Francophones (AIDEF), reconnue par la FIDE comme l’organe représentant la francophonie échiquéenne, s’est donnée pour mission de structurer et d’encourager la pratique des échecs dans l’ensemble de l’espace francophone. Cette mission prend une importance particulière dans les pays où les structures échiquéennes sont encore embryonnaires ou en voie de constitution, en particulier dans de nombreux pays d’Afrique, où la jeunesse est nombreuse, motivée, mais souvent confrontée à un manque de moyens et de cadres institutionnels.
Tandis que les pays du Nord bénéficient déjà de systèmes éducatifs en place et de ressources pédagogiques disponibles, les pays du Sud ont des besoins spécifiques, tant en matière de formation que d’équipements ou de soutien logistique. C’est pourquoi le développement d’une offre structurée de formation en langue française constitue un levier essentiel pour accompagner la professionnalisation des acteurs locaux et pour favoriser une implantation durable des échecs à l’école.
L’AIDEF entend donc intensifier son action dans ces régions, en collaboration étroite avec la FIDE et les fédérations nationales, afin que les échecs deviennent un véritable outil d’éducation, d’émancipation et de cohésion sociale pour les jeunes générations du monde francophone.
Patrick Van Hoolandt, président de l’AIDEF
Références du prochain cours : https://aidef.fr/spip.php?article753

